Comment les emballages alimentaires peuvent résister au MOSH et MOAH ?

Devant assurer la sécurité des consommateurs, les emballages alimentaires doivent satisfaire à d’innombrables exigences réglementaires. Les huiles minérales MOSH et MOAH représentent de nouveaux enjeux, et L’Emballage selon Antalis vous explique tout.

Quand les emballages alimentaires font peser un risque sur les consommateurs

 

On connait les exigences de sécurité liées à tout ce qui concerne les emballages alimentaires. Depuis plusieurs années, des associations diverses mettent en garde sur la contamination de certains aliments par certaines huiles minérales, utilisées sur les emballages. Les Mineral Oil Saturated Hydrocarbons (MOSH) et les Mineral Oil Aromatic Hydrocarbons (MOSH) sont ainsi pointées du doigt. Des études sont en cours pour déterminer les risques précis pesant sur la santé des consommateurs, mais la contamination est cependant avérée. Le 09 mai 2017, l’Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du Travail (Anses) a ainsi publié un avis sur le danger potentiel de ces huiles minérales.

Alternatives aux huiles végétales, ces huiles minérales issues d’hydrocarbures sont des composants des encres Offset notamment. Les pâtes, céréales, riz et bien d’autres aliments sont ainsi contaminés par contact direct mais aussi indirect (à travers le sachet).

 

L’emballage alimentaire, de l’impression au recyclage, toute une filière mobilisée

 

Si cette contamination est avérée par de nombreuses études, trois sources distinctes de contamination ont été identifiées :

  • Le recyclage du papier et du carton (le carton recyclé se caractérise par une contamination bien plus importante que les fibres vierges)
  • Les encres contenant ces huiles minérales
  • Le procédé de fabrication du carton

 

Alors qu’une réglementation contraignante existe déjà Outre-Rhin, la France envisage de devancer la législation européenne en adoptant des mesures protectrices du consommateur. Ainsi en Allemagne, la loi interdit plus de 2 milligrammes de MOSH par kilogramme et n’accepte aucune présence de MOAH.

Tous les acteurs de la chaine de l’emballage sont ainsi concernés, depuis le producteur de carton jusqu’au distributeur en passant par les industriels spécialisés dans la fabrication d’encres.

Et toute la filière est totalement mobilisée pour renforcer le rôle protecteur de ces emballages alimentaires.

Assurer la sécurité du consommateur, un objectif renforcé pour les emballages alimentaires

 

Si les réflexions et les études sont toujours en cours, les solutions envisageables sont nombreuses :

  • Réduction ou suppression des fibres recyclées dans les emballages alimentaires
  • Utiliser des encres à faible taux de migration
  • Renforcer l’efficacité des sachets protecteurs
  • Innovation dans la fabrication du carton recyclé
  • Changement de la composition des encres
  • ….

Nul doute donc que cette problématique des MOSH et MOAH soit solutionnée avant même qu’une législation plus contraignante ne soit adoptée en France. Anticiper fait bien partie des missions assignées à l’emballage, et en tant que leader européen des solutions d’emballage pour les professionnels, Antalis vous tiendra informé de la suite des événements sur ce sujet. #Justaskantalis !

 

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