Comment et pourquoi l’écologie s’est imposée comme un critère incontournable dans l’emballage ?

 

Eco emballage, point vert, emballage écologique, …. Les appellations se multiplient pour désigner ces conditionnements, créés avec une forte préoccupation environnementale. Mais, tous les emballages sont désormais concernés, et l’emballage écologique est devenue non seulement une réalité mais un véritable levier de croissance pour les entreprises elles-mêmes.  

La réduction des déchets, un enjeu de société et un objectif pour toutes les entreprises

Le développement économique de ces dernières décennies mais aussi les révolutions des modes de consommation expliquent en grande partie l’augmentation exponentielle des déchets. En 2010, l’ADEME évaluait 310 millions de tonnes les déchets, émis par les entreprises, alors que les particuliers, eux, jetaient 38.6 millions de tonnes en 2011.

L’ambition de réduire les déchets s’est donc naturellement imposée comme une évidence, que le législateur a transformé en réalité. Cette réduction des déchets participe donc à la volonté de privilégier un développement plus doux avec l’économie circulaire, et ainsi atteindre 3 objectifs principaux :

  • Réduire les matières premières épuisables consommées
  • Diminuer les impacts des déchets sur l’environnement
  • Susciter des économies financières directement liées au traitement des déchets

Réduction ou prévention des déchets, l’approche globale valorisée

 

Pour les entreprises, la réduction des déchets est devenue un impératif économique (réduction des déchets), social (image de marque) et juridique (respect des nombreuses normes édictées). De la loi dite Transition énergétique pour la croissance (17/08/2015) au Programme national de Prévention des déchets 2014-2020, les contraintes sont de plus en plus fortes.

Il ne s’agit plus uniquement de réduire le poids des déchets produits par l’entreprise, en diminuant notamment le poids et la taille des emballages, mais d’envisager cette ambition comme globale. L’éco conception de produits et/ou d’emballage permettra d’analyser les réductions possibles à la source, en limitant les déchets émis lors de la conception et de la livraison des matières premières notamment (les fournisseurs doivent donc, eux-aussi, être pleinement engagés). De même, en aval de la vie du produit, les opérations de livraison, de manutention, …, seront considérées sous ce prisme de la réduction des déchets. De la réduction à la prévention, la transition a été franchie par les entreprises, qui ont désormais en charge cette ambition d’intérêt général.

L’emballage écologique, une demande des consommateurs, un impératif pour les entreprises

 

La conséquence la plus visible de ces stratégies ambitieuses résulte bien dans la baisse de la quantité de déchets d’emballage consommés. Des cartons aux dimensions plus compactes permettent ainsi d’économiser sur le poids de l’emballage, mais aussi de réduire le recours à des particules de calage. Cela implique également une baisse du poids total de chaque colis, représentant finalement une économie sur les coûts de stockage et de livraison. Celle-ci se cumule alors avec les économies, déjà réalisées quant à la consommation de matières premières, le carton dans cet exemple. Moins d’emballage garantit enfin de réduire le montant, consacré au traitement et au recyclage de ces conditionnements, ce qui permet de satisfaire aux 3 objectifs initiaux de l’économie circulaire.

Enfin, si la réduction des déchets d’emballage s’est imposée comme une nécessité pour les entreprises, elle est aussi commandée par les consommateurs eux-mêmes, puisque plus des deux tiers (68 %) admettent tenir compte de l’engagement des entreprises en la matière, lorsqu’ils doivent choisir leurs achats. A sa manière, cette préoccupation environnementale fait donc partie des leviers pour augmenter sa notoriété mais aussi ses … ventes. #Justaskantalis !

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