Avec le « Doggy bag », l’emballage deviendra une arme contre le gaspillage alimentaire

 

Le 1er juillet 2021, les restaurateurs français devraient être dans l’obligation de proposer un « doggy bag » à leurs clients. Le vote de la loi sur l’Alimentation devrait définitivement imposer cette nouvelle obligation, motivée par des objectifs autant écologiques qu’économiques. Du « Doggy Bag » au « Gourmet Bag », la révolution culturelle a déjà commencé, et elle passera nécessairement par la création d’emballages spécifiques.

 

16 milliards d’euros, la réalité incontestable du gaspillage alimentaire en France

Depuis plusieurs années, les autorités publiques se sont emparées de la question du gaspillage alimentaire, et la France fait figure, en la matière, de pays avant-gardiste. Ainsi, la loi contre le gaspillage alimentaire, promulguée le 11 février 2016, a inspiré d’autres pays, notamment avec l’obligation faite à la Grande Distribution de donner ses invendus plutôt que de les jeter. Pour aller plus loin dans cet ambitieux combat, les pouvoirs publics ont donc décidé de s’attaquer au gaspillage résultant des particuliers. La lecture des chiffres connus sur le sujet témoigne de l’ampleur de la tâche :

En France, chaque habitant « gaspille » 29 kilos d’aliments à son domicile et 21 kilos en dehors (restauration collective et commerciale) soit 50 kilos au total. On comprend mieux, dans ces conditions, comment le gaspillage alimentaire en France est évalué à 16 milliards d’euros par an.

Le « Doggy Bag », quand les restaurants doivent lutter contre le gaspillage

Très répandue aux Etats-Unis et dans le monde anglo-saxon, la pratique du « Doggy Bag » reste encore confidentielle en France. La France, pays de la gastronomie, ne s’est pas convertie à cette habitude de repartir avec les restes des repas consommés dans les restaurants. Et pourtant, en moyenne, chaque client « gaspillera » 157 grammes par plat consommé. Le secteur de la restauration évalue même ce gaspillage à 1 euro par repas servi.

Dans la prolongation des états généraux de l’alimentation et en vue de l’adoption de la loi à venir, l’Assemblée Nationale a donc adopté un amendement, visant à rendre obligatoire cette pratique à partir du 1er juillet 2021. Les consommateurs seront libres de refuser de remporter les restes de leur repas, alors que les restaurateurs seront eux contraints de devoir proposer un « Doggy Bag » ou tout du moins une solution rendant cette pratique possible.

Lutter contre le gaspillage alimentaire, un objectif écologique, économique et culturel !

 

Lutter contre le gaspillage alimentaire s’inscrit, tout d’abord, dans un cadre encore plus ambitieux, visant à faire du développement durable et de la protection environnementale deux piliers de notre développement économique. L’objectif du gouvernement est clair : réduire par deux le gaspillage alimentaire avant 2025. L’enjeu économique est de taille avec cette estimation de 16 milliards d’euros. Mais vouloir imposer le « Doggy Bag » est aussi une révolution culturelle pour la France. La restauration fait partie de l’ »art de vivre à la française », art de vivre mis-à-mal par cette idée de récupérer les restes. Il s’agit bien d’un changement profond des mentalités, qui pourrait aussi entrainer un changement de termes. Le « doggy bag » pourrait alors devenir le « Gourmet Bag », instillant l’idée que la lutte contre le gaspillage alimentaire n’est pas une menace pour notre gastronomie.

Le « Gourmet Bag », une solution à la française à imaginer dès aujourd’hui

 

Mais pour que le « Gourmet Bag » entre donc dans les mœurs des Français et des Françaises, on ne pourra pas se contenter d’un simple changement de terme. Il conviendra également d’imaginer des emballages spécifiques et adaptés. Les clients rechercheront ainsi des emballages simples et pratiques à utiliser. Si les solutions anglo-saxonnes peuvent être une source d’inspiration, les recettes du bœuf bourguignon ou de la blanquette de veau nécessiteront, à coup sûr, quelques adaptations des « Doggy Bag », imaginés pour les Hamburger et autres T-Bone. Pour les restaurateurs, l’attente se concentrera sur la praticité de ces emballages alimentaires (le temps passé ne devra pas pénaliser le service en salle) mais aussi sur leur prix (Lutter contre l’emballage ne doit pas être synonyme d’inflation généralisée).

Praticité, sécurité et hygiène alimentaire, simplicité d’utilisation, prix, …les attentes vis-à-vis de ce « Gourmet bag » sont nombreuses. En attendant le vote et l’adoption de cette loi sur l’Alimentation et l’entrée en vigueur de cette obligation du « Doggy Bag » au 1er juillet 2021, il est déjà temps de créer ces emballages, qui participeront, à leur façon, à la lutte contre le gaspillage alimentaire. #Justaskantalis !

 

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